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RH PUBLIQUE

Comment le management public s'adapte-t-il aux enjeux sociétaux ?


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Nous faisons aujourd’hui face à un changement de paradigme dans les organisations publiques.  Quels sont les nouveaux besoins des usagers ? Quels sont les chantiers de transformation en cours ? Comment l’administration réussit-elle le pari de l’innovation managériale ?  

Dans un contexte budgétaire toujours plus restreint (suppression de la taxe d’habitation, dépenses de fonctionnement plafonnées à 1,2% de hausse annuelle…) les dirigeants du secteur public doivent se montrer à la hauteur des nouveaux enjeux auxquels ils sont confrontés.

La redéfinition des services publics et la réorganisation des administrations sont inéluctables face à la nécessité de proposer des services publics numériques et à la transformation des usagers en de véritables consommateurs.

L'évaluation ?

La synergie secteurs public et privé est en plein essor. Il se traduit par la fin d’une culture de la dotation au profit de l’évaluation. N’oublions pas que toute nouvelle politique publique comporte des volets économiques, humains et environnementaux.

Il est impératif de repenser l’organisation des services, grâce à une gestion horizontale des missions, plus conforme aux enjeux sociétaux.

La culture managériale ?

Le secteur public n’est pas assez mature dans le domaine managérial. L’heure est toutefois au changement.

Un projet politique fort est un projet compris par les agents. La communication se révèle être un atout majeur à la mise en œuvre des politiques portées par la direction.

L’innovation managériale c’est à la fois la confiance renforcée des managers vis-à-vis de leurs équipes, la mise en oeuvre des politiques de formation et d’accompagnement dans l’évolution des carrières qui soit adaptée aux besoins des agents.

Chaque manager, accompagné par les RH, prend désormais conscience du rôle clé des entretiens annuels professionnels, outil fondamental dans la communication descendante. A ce stade, il est important pour les managers de fixer les objectifs quantitatifs et qualitatifs de chaque agent.

Notez que le fait de féliciter ou au contraire de sanctionner le comportement d’un agent doit faire partie du jeu managérial.

Toutes ces mesures nécessitent d’acquérir et de développer des compétences humaines telles que la capacité d’écoute, la communication active, le développement du réseau… Le chemin à parcourir est encore long.

La responsabilité sociale des organisations (RSO)

La RSO implique de motiver les agents, de les fidéliser et de prendre en compte leur bien-être (développement du télétravail, respect de l’équilibre vie privée/vie professionnelle…) dans un contexte d’attractivité extrêmement concurrentiel.

Le gouvernement tente de mobiliser les différents acteurs publics autour de l’attractivité de la fonction publique.

On pense notamment à la proposition de contractualisation qui figurait dans le programme du candidat Emmanuel Macron et qui fait aujourd’hui l’objet d’un pan entier de la réforme de la fonction publique sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

Le RSO deviendra-t-il in fine le jumeau du RSE bien connu du secteur privé ?  A l’heure de la cristallisation des tensions sociales, la responsabilité des administrations s’étend des agents, aux citoyens, en passant par les corps intermédiaires.

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